GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

20-4-2018 - Le gouvernement flamand approuve le décret sur la réforme des taxis/LVC

Tout dépend à présent de ce qui sera inscrit dans les arrêtés d’exécution.

 

« Le gouvernement flamand a approuvé aujourd'hui l'avant-projet de décret sur le transport individuel rémunéré de personnes. Ce décret a pour but de moderniser et de mettre à jour la réglementation des taxis, en recherchant un équilibre entre innovation et flexibilité d'une part, et régulation d'autre part."

Le texte du projet de décret ne sera rendu public ce lundi 23 avril.

Il sera soumis pour avis au Conseil Economique et Social Flamand (SERV-MORA) et au Conseil d'Etat.

Le GTL s'est montré réticent mais peut accepter le texte dans la mesure où beaucoup de choses doivent encore être décidées.

Le décret ne couvre que les grandes lignes de la réforme. Il y aura 2 types de taxis: les taxis « de rue », qui fonctionnent sur commande et peuvent exploiter sur la voie publique partout en Flandre (les LVC actuels sont intégrés dans cette catégorie), et les taxis autorisés sur les stationnements de taxis de la commune.

Tout dépendra de ce qui sera précisé dans les arrêtés d’exécution du Gouvernement Flamand. 

L’inquiétude du secteur reste importante car cela peut encore partir dans plusieurs directions.

On s’inquiète des conséquences socio-économiques que risque d’engendrer cette réforme.

Actuellement, 70% des chauffeurs du secteur travaille sous statut de salarié, ce qui leur offre une série d’avantages: sécurité sociale, revenu garanti, horaires de travail limités (et donc aussi des temps de conduite limités), etc ...

Le droit d’exploiter avec la licence délivrée par la commune, sur la voie publique de l’ensemble de la Région, risque fort de conduire à un afflux massif de taxis dans les villes et les principaux carrefours de mobilité. La demande y est plus importante que dans les communes interurbaines.

Cela y conduirait à une trop forte concurrence et donc à une détérioration du statut des chauffeurs. Nous voulons éviter de vivre le scénario vécu depuis plus de quinze ans aux Pays-Bas:  les chauffeurs salariés ont disparu dans les grandes villes (Amsterdam, Rotterdam,…), pour y être remplacés par des indépendants (souvent à titre complémentaire) qui se tapent de longues journées de travail. Les grandes villes néerlandaises  se plaignent du surnombre de taxis et des nuisances que cela cause, de l’insécurité et de baisse de qualité pour la clientèle.

Le GTL craint une congestion et une augmentation de la maraude aux alentours des principaux stationnements.

Le Groupement rappelle que le secteur n’a pas manqué de se moderniser dans le cadre légal actuel. La plupart des véhicules sont équipés de track & trace, et les clients peuvent déjà commander le taxi le plus proche dans les principales villes flamandes, via des applications. On regrettera cependant que nous n’avons pas encore réussi à faire passer cette image de modernité auprès du grand public.

Enfin, le GTL ne pourrait accepter que l’objectif principal de cette réforme soit de légaliser Uber en Flandre.

GTL tient à souligner que Uber a réalisé une perte mondiale de 4,5 milliards de dollars 2017; soit une perte de 60% sur son chiffre d'affaires (qui provient des commissions qui sont retenues sur le chiffre d'affaires des chauffeurs).

Cela signifie représente  40% de perte sur chaque course réservée via l’application de Uber. Cette perte est supportée par les financiers derrière l'entreprise. Par ce dumping, Uber tente de chasser les taxis concurrents sur le marché pour obtenir une situation de monopole. Et en atteignant cet objectif, Uber aurait ensuite  la liberté de fixer le prix qui lui rapporte le plus de bénéfices.


 

Vous pouvez télécharger ici (en néerlandais):

Le projet de décret

l'exposé des motifs

 

Top