GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

11-12-2017 - Le secteur des taxis bruxellois partage son pain sec avec Pascal Smet

Communiqué de presse

Une première action mettra en évidence la situation intenable du secteur à Bruxelles et appellera à des mesures concrètes à court terme.

 

Bruxelles, le 11 décembre 2017 – Quelques centaines de taxis se réuniront demain à 7h à la Place Rogier pour lancer un appel de détresse. Confronté à l’obstination du Ministre bruxellois de la mobilité, le secteur demande au Gouvernement bruxellois de prendre des mesures concrètes pour empêcher les limousines venant de Flandre et de Wallonie de venir concurrencer de façon déloyale les taxis bruxellois. Une délégation se dirigera d’abord vers le Cabinet du Ministre bruxellois de la Mobilité, afin de partager avec lui le pain sec que les chauffeurs sont obligés de manger à cause de son entêtement. Ils iront ensuite demander le soutien du Ministre-Président de la Région bruxelloise, en lui proposant d’adapter à court terme l’ordonnance sur le transport rémunéré de personnes.

Cela fait maintenant plus de 1.000 jours que le Gouvernement bruxellois promet un Plan taxi qui permettrait de moderniser le secteur à Bruxelles.  Durant ces 1.000 jours le secteur s’est vu présenter 2 moutures de plan par le Ministre Pascal Smet, qui proposaient tout et son contraire. Entre ces 2 propositions un silence radio de 2 ans, durant lequel aucun dialogue n’a été mené avec le secteur.

Depuis la présentation de son deuxième Plan, le Ministre Smet a organisé 6 réunions avec le secteur. Les représentants des employeurs et travailleurs n’ont toutefois à aucun moment eu l’impression d’être écoutés.  « Les discussions ont uniquement porté sur l’exécution du plan tel qu’il leur a été présenté plutôt que sur une consultation des prémisses et des fondations du plan, comme l’avaient demandé les autres membres du gouvernement », déclare Marc Delire, président de G.T.L.

« Ce deuxième plan est imbuvable pour le secteur, car il organiserait un bain social, en faisant disparaître 1.800 jobs de chauffeur de taxi en les remplaçant par des mini-jobs, à la solde de multinationales comme Uber, qui n’ont ni foi ni loi », précise Philippe Lescot de la CSC-Transcom. « De plus, en voulant élargir l’offre de services à 1.200 véhicules supplémentaires, sans étude sérieuse sur l’impact, le Ministre Smet risque d’accélérer encore plus le manque de rentabilité du secteur », ajoute Sam Bouchal de la FEBET.

Une autre pierre d’achoppement réside dans le fait que le plan Smet prévoit l’introduction du ‘surge pricing’ qu’affectionne tellement Uber. Avec cette tarification dynamique, le prix de la course peut coûter demain jusqu’à 2,5 fois plus cher pour l’utilisateur, ce qui est en totale contradiction avec les principes d’accessibilité du taxi à tous, de transparence des prix et de protection du consommateur.

Malgré l’opposition des employeurs et des travailleurs du secteur et les objections des autres membres de la majorité gouvernementale, le Ministre Smet s’obstine à vouloir faire passer son plan et refuse toute alternative. En plus, le Ministre refuse de prendre des mesures concrètes pour empêcher des véhicules Uber, roulant avec une licence de voiture de location avec chauffeur, notamment d’autres Régions, d’envahir Bruxelles illégalement. Sa dernière déclaration en date, selon laquelle « Uber utilise une interprétation 'créative' de la loi », a fortement blessé les chauffeurs de taxis qui, eux, se tiennent aux règles strictes qu’on leur impose.

« Puisque le Ministre semble apprécier les activités ‘créatives’, nous tâcherons d’être à la hauteur pour faire passer notre message », indique Bilal Dahmane, de l’association Elite taxis. « Nous allons faire entendre notre voix à partir de ce mardi 12 décembre de façon créativejusqu’à ce que le Ministre prenne les mesures qui s’imposent pour organiser un secteur des taxis digne de ce nom à Bruxelles ».

Au programme de ce mardi : une action symbolique place Rogier, suivie d’une visite par une délégation du Front Commun des taxis bruxellois au Cabinet Smet. Le Ministre se verra remettre le même pain sec qu’il oblige les chauffeurs de taxis à manger depuis bientôt 3 ans. Ensuite, la délégation se dirigera vers le Cabinet du Ministre-Président Rudi Vervoort, afin de lui demander d’intervenir de façon rapide dans ce dossier.

 

Le Front Commun des taxis bruxellois réunit les principales associations professionnelles d'exploitants et les syndicats. Il s’agit de A.T.B., AUTOLUX, ELITE TAXI BELGIUM, FEDERATION BELGE DES TAXIS, INGOBOKA TAXIS, TAXIS BLEUS, TAXIS UCCLOIS 2000, TAXIS UNITED, UNITAX, UPETB, UPETTC, LES PARTENAIRES SOCIAUX : FGTB-UBT, CSC-TRANSCOM, CGSLB, G.T.L.

Pour plus d’informations

Marc Delire (G.T.L.)

E-mail : delire@taxisautolux.be

 

 

 

Sam Bouchal

(FEBET - Fédération Belge des Taxis)

GSM : 0475 74 82 50

E-mail : mol-tax@live.be

 

Philippe Lescot

(CSC-TRANSCOM)

GSM : 0478 88 33 51

E-mail : plescot.transcom@acv-csc.be

 

Ingeborg De Beul

(FGTB-UBT)

GSM : 0495 87 43 72

E-mail : ingeborg.de.beul@ubt-fgtb.be

 

 

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