GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

30-11-2017 - Les taxis bruxellois mobilisent pour une grève

Le choix entre la Peste (le statu quo, la guerre entre taxis et Uber illégaux) et le Choléra (plan taxi du ministre Smet qui crée un bain de sang social) est inacceptable

La Fédération belge des taxis (FEBET), qui est affiliée au GTL, a fait savoir jeudi qu'elle déposera prochainement un préavis de grève pour une action au mois de décembre. Aucune date précise n'a encore été arrêtée. La FEBET souhaite ainsi dénoncer les pratiques de l'entreprise technologique Uber. Elle réagit également aux propos tenus par le ministre bruxellois de la Mobilité, Pascal Smet, dans les médias mercredi. Ce dernier indiquait qu'Uber X, "selon l'analyse juridique", était "légal ou à la milite de la légalité" à Bruxelles. Une "provocation", selon la FEBET.

La FEBET, qui compte près de 440 affiliés, appelle tous les chauffeurs de taxi à la mobilisation. L'action se déroulera dans le courant du mois de décembre. "La date devra être déterminée ultérieurement", précise un responsable de la fédération, Sam Bouchal.

"Le ministre Smet en déclarant sur une chaîne de télévision, à une heure de grande écoute, que l'entreprise la plus immorale de la planète Uber peut continuer à opérer sans crainte à Bruxelles et faire du taxi avec des autorisations limousines, donne un permis d'enfreindre les lois et règlements à des opérateurs illégaux se basant sur un arrêté de la Cour Constitutionnelle datant de 2010 déboutant la Région dans une affaire l'opposant à une limousine wallonne. Ce que le ministre oublie de dire c'est que cet arrêté préconisait aussi que la Région modifie l'article 17 de l'ordonnance qui par son imperfection permet aux limousines des autres régions de contourner l'esprit de la loi", indique la FEBET dans un communiqué.

Provocation
"Uber utilise une interprétation 'créative' de la loi" qui lui permet actuellement "selon l'analyse juridique, d'être légal ou à la limite de la loi (à Bruxelles)", avait indiqué Pascal Smet lors d'un reportage du journal télévisé de RTL-TVI sur les tensions grandissantes entre taximen et chauffeurs Uber.

"Le ministre parle de montage juridique 'astucieux', pour nous c'est une provocation, une de plus", pointe la FEBET.

La FEBET exige notamment les correctifs de l'ordonnance sur le transport rémunéré de personnes afin de préciser les conditions d'utilisation des autorisations limousines et ainsi ne plus permettre le contournement de l'ordonnance.

Source : 7sur7.be

 

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