GTL-TAXI
Groupement national des entreprises de voitures de Taxis et de Location avec chauffeur

3-11-2020 - Anvers supprime son règlement pour les taxis et invite plates-formes internationales à la Uber

L'échevin d'Anvers déroule le tapis rouge pour les licornes comme Uber, qu'il est impatient d'accueillir dans sa ville. Mais quel sera le résultat?

L'échevin d'Anvers a signalé aujourd'hui à l'Union des taxis anversois (APTU) qu'Uber publierait bientôt une annonce "importante" sur ses intentions à Anvers.

Déclarations  de Koen Van Oorschot, Président de l’APTU :

"En cette grave crise du corona, la ville d'Anvers a supprimé son règlement taxi et ouvre toutes grandes ses portes aux grandes plateformes internationales. Je me réfère à notre communiqué de presse de la fin juin : https://www.vrt.be/vrtnws/nl/2020/06/30/reglement-antwerpse-taxi-s-afgeschaft-we-vrezen-een-prijzenoorl/ .

Jeudi prochain, l’échevin  de la mobilité  présentera les plateformes  Heetch et Uber, qu’il a spécialement invitées (!) au comité consultatif des taxis d’ Anvers. Les efforts  de l’échevin visant à attirer ces plateformes internationales a bien sûr été très mal perçue par les exploitants et chauffeurs de taxis.

La ville d'Anvers a apparemment pour politique d’attirer sur le marché le plus grand nombre possible d'acteurs (Hôtels, véhicules et autres engins partagés, etc.). La rentabilité de ces secteurs? Ce n'est pas son problème!

L'appel du ministre-président flamand Jan Jambon à faire preuve d'une solidarité citoyenne suffisante et à faire appel aux commerçants locaux plutôt qu'aux grandes plateformes commerciales internationales, ne s'applique vraisemblablement pas à certains secteurs de notre ville. Nous nous sentons déjà abandonnés."


Le GTL soutient à 100% la position de l'APTU.

Unizo a également signalé qu'ils soutiendrait le secteur à Anvers.

Il faut savoir qu'Uber fait actuellement une concurrence déloyale aux taxis en Flandre (Zaventem) et à Bruxelles en proposant délibérément ses services de taxis alternatifs avec 2000 à 2500 chauffeurs couverts par une licence non prévue pour ce type de travail (services de location de voitures avec chauffeur, pour la moitié à licence bruxelloise et pour l’autre moitié à licence...wallonne) et ce sans respecter correctement la réglementation. Un procès est actuellement en cours devant la Cour d'appel des entreprises de Bruxelles, les plaidoiries sont terminées et la juge examine actuellement l'affaire; le jugement est attendu pour le 12 décembre. Nous espérons qu'Uber devra arrêter UberX à Bruxelles et à Zaventem en décembre (même s'ils vont en cassation, cela ne suspendra pas la décision du tribunal).

Uber et Heetch vont-ils se conformer aux nouvelles règles flamandes?

L'histoire a démontré que ces sociétés sont championnes pour contourner les règles. Suivant le décret flamand, les plateformes doivent depuis ce 1er novembre envoyer toutes les données des courses  de leurs chauffeurs en temps réel au serveur  'Chiron' de l'Autorité flamande. On est curieux de voir si les grandes plateformes s’y conformeront, ou si elles trouveront un nouveau moyen de  contourner, comme par le passé, la législation?

"The winner takes it all"

Le choix de l’échevin d’Anvers est déplorable; il aurait au moins pu attendre le verdict de la cour d’appel de Bruxelles. Les entreprises et les chauffeurs ont déjà beaucoup de mal à survivre en cette période de crise du corona, pourront-elles faire face à ce monstre international qui subit chaque année des milliards de pertes avec ses services de taxi alternatif?

Le modèle de services de taxis Uber n'est rentable que sous une situation de monopole... c'est à dire à des prix plus élevés que le marché normal et en augmentant ses commissions.

 

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